Baisse de la hausse

Je ne sais pas si, comme moi, vous avez entendu récemment dans le journal télévisé du service public, l’annonce triomphale d’une baisse de l’inflation, dont nous aurions bénéficié ce mois-ci. J’emploie à dessein le conditionnel, car l’impression qui ressort quand je vais faire mes courses est tout à fait différente de ce résultat, dont on ne peut que se réjouir par ailleurs. Une satisfaction qu’il convient de modérer après un examen un peu plus attentif. Contrairement à ce que la formulation simplifiée de la situation pourrait laisser entendre, les prix à la consommation n’ont pas diminué par rapport à une période comparable. Ils ont continué à augmenter, mais moins vite.

Quatre saisons

Ce n’est pas le nom de ma pizza préférée, ni l’œuvre de Vivaldi, mais bien les variations climatiques saisonnières. —petite révision de CM2.

Ces variations sont dues à deux facteurs, la révolution de la Terre autour du Soleil, et l’inclinaison nord-sud de l’axe de rotation journalière de la terre par rapport au plan de son orbite autour du Soleil. Ce deuxième facteur explique que les variations climatiques soient inversées entre l’hémisphère nord qui nous concerne, et l’hémisphère sud.

Incompréhension

Loin de diminuer en fréquence et en intensité, les émeutes se sont encore multipliées ces dernières 24 heures dans une France sonnée, groggy, KO debout, hébétée, qui ne comprend pas ce qui lui arrive. Les émeutiers sont pour la plupart des jeunes, la moyenne d’âge s’établirait à 17 ans, et de très jeunes adolescents seraient impliqués dans les pillages et les dégradations de toutes sortes observés un peu partout, y compris en journée et dans des agglomérations jusqu’ici réputées tranquilles. Sans prétendre détenir une vérité et encore moins apporter des solutions pour rétablir un climat apaisé, des éléments peuvent contribuer à comprendre cette situation.

Tout se paye

Pour la troisième fois consécutive la nuit a été animée, mouvementée et violente dans un certain nombre de quartiers difficiles, principalement en région parisienne, mais aussi dans de grandes villes de province, comme Toulouse, Nantes ou Marseille, où le chef de l’état venait pourtant de se rendre avec sa hotte sur le dos. En vain. D’une façon incompréhensible pour le pouvoir, le mécontentement n’a fait que se renforcer un peu partout après la mort de Nahel, dans des circonstances mettant en cause la police et les autorités. Quand le chef de l’état et son gouvernement traitaient par le mépris les manifestations monstres, mais pacifiques contre son projet de réforme des retraites, les voix n’ont pas manqué pour lui prédire des conséquences dramatiques.