Au suivant !

Le président avait réclamé 100 jours de répit aux Français afin de « tourner la page » de la réforme des retraites, dont il avait bien conscience qu’elle avait fracturé le pays. 100 jours, cela faisait inévitablement référence à l’épopée napoléonienne, quand l’Empereur, exilé à l’ile d’Elbe, avait tenté de reconquérir l’Europe, contre vents et marées. Le symbole était d’ailleurs mal choisi puisque cette tentative s’est soldée par un désastre militaire. Ce qui m’a fait repenser à ce passage de la chanson de Brel où il évoque l’histoire : « ce ne fut pas Waterloo, mais ce ne fut pas Arcole », pour décrire l’ersatz de jouissance des bordels militaires.

Aux armes, citoyens ?

Quand nous discutons avec des Américains de la question des armes à feu et de leur prolifération, nous avons beaucoup de difficulté à simplement nous entendre sur les principes. En France, et en Europe en général, nous considérons que plus il y a d’armes en circulation, plus il y a de risques d’être amené à s’en servir, de façon légitime ou non, et les statistiques plaident en faveur de cette thèse. Aux États-Unis, beaucoup de personnes pensent qu’il est nécessaire de posséder une arme, et de savoir s’en servir, afin de se défendre et d’éviter d’être soi-même victime.

De quoi le 14 juillet est-il le nom ?

Pour les Français, le 14 juillet est le jour de la fête nationale, choisi pour commémorer un moment symbolique de la Révolution française, la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Pour une raison qui lui est propre, le président actuel, Emmanuel Macron, semble vouloir se débarrasser de ce symbole révolutionnaire. Alors que tous ses prédécesseurs s’adressaient systématiquement aux Français à l’occasion de cette célébration, ce président, qui met un point d’honneur à ne rien faire comme tout le monde, n’a pris la parole que deux fois, en 2020 et 2022, pour sacrifier à la tradition.

Le corps du roi

Selon certaines thèses, il serait nécessaire de distinguer deux corps du Roi. D’une part, le corps immortel, lié à sa fonction, et qui ne meurt jamais vraiment, ce qui permet au bon peuple de s’écrier : « le roi est mort, vive le roi » et de continuer à vénérer le monarque, même s’il a changé d’apparence physique. Il célèbre ainsi la pérennité de la fonction. Par ailleurs, le souverain est tributaire d’une apparence, d’une dépouille, qui subit des ans l’irréparable outrage et ne peut espérer se perpétuer qu’en quittant sa défroque provisoire.