Info quand tu nous tiens

Alors que je flânais un peu à la recherche d’une information susceptible de nourrir la réflexion ou de fournir un prétexte à l’un de mes questionnements matutinaux, mon attention a été attirée sciemment sur un sujet au demeurant d’une importance toute relative, dont je vous livre ici le contenu : « après Pierre Palmade, un autre artiste français arrêté près de Paris et positif à la cocaïne ! » Naturellement, vous brûlez de connaître le nom de cet « artiste », mais je dois vous décevoir. Son nom ne vous dira probablement rien, c’est un rappeur inconnu de mes services, et j’imagine des vôtres.

Si on chantait…

… Pas seulement pour « passer le temps ». (Aragon par Léo Ferré)

Une chanson, c’est un texte mis en musique destiné à être chanté. Pas de chanson sans musique, ce qui exclut pour moi les formes nouvelles artistiques de rap et de slam qui ne sont que des déclamations dont je ne nie pas l’importance. La première musique connue date de 3400 ans avant J.-C. et les chants liturgiques grégoriens datent du neuvième siècle. Ces chants devenus païens n’ont pas cessé d’évoluer, devenus des chansons qui, profitant de moyens de diffusion multiples de plus en plus accessibles, font partie plus que jamais de notre quotidien. 

L’article de la mort qui tue

Ou devrais-je dire les articles ? Car les débats au parlement sur la réforme des retraites, voulue par le président, et bientôt par lui seul, sont rythmés par le recours à des articles de la Constitution inconnus pour la plupart du grand public, dont le principal et même unique intérêt est de permettre d’escamoter le débat et de rejeter par avance toute modification des textes qui ne serait pas agréé par le gouvernement. Le but avoué du jeu, c’est de réduire les discussions à peau de chagrin, et cela trahit une fébrilité de l’exécutif, beaucoup moins serein que l’image qu’il tente de donner. Il sait qu’il a déjà perdu la bataille de l’opinion, que le conflit laissera des traces, et que même l’issue finale n’est pas garantie.

Démocratie directe

Pendant que nous débattons à l’infini de la légitimité d’un pouvoir élu démocratiquement dans des scrutins libres et non faussés, l’exemple de la Géorgie devrait nous amener à réfléchir, et tout particulièrement le président de la République, qui n’hésite pas à interpeler des opposants en les écrasant de son onction par le suffrage universel. Emmanuel Macron feint de croire que le peuple français l’a élu pour mettre en œuvre intégralement son programme, notamment sur la réforme des retraites, alors que chacun sait que seule une fraction minoritaire a voté pour lui au premier tour, et qu’une autre partie de l’électorat a seulement voulu éviter l’accession au pouvoir de la candidate d’extrême droite.