De l’hallali à la curée

C’est une véritable chasse à l’homme à laquelle nous assistons dans l’affaire Palmade. Nous avons entendu l’hallali, ce son de trompe poussé par les médias pour informer de la mise à mort prochaine de l’animal, et en ce moment même, c’est la curée, où l’on distribue leur part aux journaux à scandale qui font leurs choux gras de tous ces rebondissements soigneusement mis en scène pour un profit maximal. Entendons-nous bien. Il n’est pas question pour moi de prendre la défense de Pierre Palmade dans le cadre de l’accident qu’il a provoqué sous l’emprise de drogue. Il a commis une grave erreur et il sera jugé pour cela.

30 millions d’amis

Plus si affinités… dans un petit village de l’Ardèche, la municipalité qui s’apprêtait à démolir un vieux bâtiment pour y construire des logements sociaux, s’est vu imposer une date de démolition, pour éviter de démolir 40 nids d’hirondelles, espèce protégée, charge à elle en plus de les reloger !

Ce petit fait divers m’a mis du baume au cœur, on prenait enfin au sérieux la protection des animaux, qu’ils soient mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens, et il est grand temps.

Mi-temps

Comme l’a voulu le gouvernement, les discussions sur le projet de réforme des retraites qu’il a présenté en dépit d’un rejet massif des principaux intéressés ont été stoppées à minuit hier soir, sans que les députés se soient prononcés sur la mesure essentielle portant sur l’âge de départ à 64 ans. Il a ainsi profité d’une divergence tactique entre les représentants de la France Insoumise et les autres partis de la NUPES. Pour LFI, l’essentiel était d’empêcher le vote, qui risquait de donner une majorité de circonstances au parti présidentiel et d’affaiblir le mouvement social, tandis que PS, PC et écologistes privilégiaient une clarification des positions, que réclamait aussi l’intersyndicale.

Génération précaire

Après avoir épuisé les dernières lettres de l’alphabet pour désigner les générations successives qui se présentent et tentent de se frayer un chemin dans une société largement indifférente, voici venu peut-être le temps de la génération précaire. Pour elle, le débat sur la réforme des retraites est largement surréaliste. La plupart des jeunes en âge de se présenter sur le marché du travail ne se font aucune illusion sur la capacité de notre pays à proposer un revenu décent à ceux qui auront travaillé leur vie durant au service de la collectivité, directement pour certains ou indirectement pour d’autres, qui auront créé de la richesse ou y auront contribué par leurs impôts et cotisations.