Dynastie

Dans la famille Sarkozy, je demande le fils. Enfin, le dernier fils, Louis, que, parait-il, les Américains s’arrachent, et qu’on aurait aimé pouvoir leur laisser. Oui, parce que son frère, surnommé un temps le prince Jean, semble avoir renoncé à ses ambitions politiques, tandis que l’aîné, Pierre Sarkozy, persévère dans une carrière musicale. Nous avions quitté Louis Sarkozy après une enfance instrumentalisée par son père qui l’avait utilisé à sept ans à peine dans un clip de campagne où il encourageait son père d’un « bonne chance mon papa ! » malvenu. Plus tard, adolescent reclus à l’Élysée, il trompait son ennui en lançant des billes et des tomates sur une policière.

Politique et sport

Ne font pas bon ménage, on le sait. Le débat resurgit à chaque évènement sportif majeur, tel que les Jeux olympiques. Cette fois-ci, c’est la Vuelta, le tour d’Espagne cycliste, qui a été perturbé par des manifestations en faveur de la Palestine, dénonçant les violences subies par la population dans la bande de Gaza, au point d’empêcher le déroulement normal de la dernière étape et la remise solennelle des récompenses aux équipes victorieuses. Techniquement, la Vuelta, après l’annulation de certaines parties du parcours n’a même pas passé la ligne d’arrivée. Le directeur sportif français de l’équipe Groupama, Marc Madiot, n’a pu que regretter ces perturbations et il a défendu une séparation entre les sportifs et l’environnement politique.

Une pétition peut en cacher une autre

Après le succès aussi fulgurant qu’inattendu de la pétition en ligne réclamant le retrait de la loi Duplomb soumise au vote des députés et des sénateurs en vue notamment de prolonger l’autorisation de certains produits phytosanitaires malgré les risques avérés de nuire aux insectes pollinisateurs tels que les abeilles, il était inévitable qu’un tel succès populaire donne des idées aux politiques, malgré les risques d’un échec, évidemment très dommageable par ces temps de scepticisme, et le mot est faible, sur la fiabilité des acteurs de la vie publique. La pétition a été signée par plus de 2 millions de personnes, bien au-dessus du seuil défini par l’Assemblée nationale qui organisait et chapeautait la consultation.

Méfiez-vous des imitations

La fachosphère s’est emparée de l’assassinat de Charlie Kirk pour en faire un martyr de la « cause » qui serait menacée par une mouvance protéiforme dirigée par une caste internationale « de gauche » au sens très large. Dès la nouvelle connue, Donald Trump a désigné les coupables : le parti démocrate, et en particulier Joe Biden, les ennemis de la liberté absolue ou les tenants du wokisme, bref tous ceux qui ne se rangeraient pas comme un seul homme derrière sa propre personne, symbolisant une Amérique profonde à qui il cherche à rendre sa grandeur. Et qu’importe si la réalité ne ressemble pas à l’image qu’il souhaite donner.