Conditions de paix

Ce sont souvent les plus difficiles à réunir, et chacun des protagonistes s’en fait généralement sa propre idée, incompatible avec celle de l’adversaire. Nous sommes apparemment à un tournant dans les deux conflits principaux en cours, celui qui se déroule à Gaza et celui qui oppose la Russie à l’Ukraine. Le parallélisme entre les situations, s’il est loin d’âtre absolu, est cependant frappant à bien des égards. Après la rencontre au sommet entre le président russe et le président américain, qui n’a pas donné de résultat spectaculaire, l’étape suivante consiste à faire se rencontrer le président russe et le président ukrainien. Acceptée sur le principe, la réunion bute sur le choix du lieu.

Le prix du danger

Peut-être avez-vous vu ce film d’Yves Boisset, sorti en 1983, basé sur une nouvelle futuriste dénonçant une dérive des jeux télévisés qui deviennent de plus en plus agressifs et violents. Le « jeu » dont il est ici question consiste dans la traque d’un candidat qui doit se rendre dans un endroit tenu secret d’une grande ville d’Europe avant d’être abattu par cinq tueurs lancés à sa poursuite. S’il y parvient, la chaîne de télévision lui remettra un gros chèque, dans le cas contraire, c’est sa veuve qui touchera le pactole. Dans les deux cas, le succès d’audience garantit des recettes publicitaires très conséquentes.

Confusion des genres

Benyamin Netanyahou est à la tête d’un état, celui d’Israël, qui, à mon sens, est le résultat d’une mauvaise réponse à une bonne question. Après le martyre de la Shoah et les souffrances subies par les juifs, victimes des persécutions des nazis, qui ont tenté de les exterminer jusqu’aux derniers dans l’horreur de la « solution finale », la communauté internationale a pensé qu’il fallait proposer la création d’un état basé sur l’appartenance religieuse, qui serait réservé à tous ceux qui se réclamaient du judaïsme, excluant de fait d’autres habitants relevant d’une autre confession, ou sans croyance religieuse. Cette disposition, purement administrative à l’origine s’est transformée en vérité révélée et est devenue pour certains un dogme intangible.

Tout bloquer ?

Un appel à la mobilisation générale contre la politique budgétaire de François Bayrou circule sur les réseaux sociaux depuis que ses modalités principales ont été dévoilées par le Premier ministre lui-même. Ce mouvement d’apparence spontanée a émergé doucement, à la manière de celui des Gilets jaunes en son temps, et ne veut aucune récupération politique. Une date, le 10 septembre, a été choisie pour « bloquer le pays » par tous les moyens et le mouvement vient de recevoir un soutien qui pourrait être plus embarrassant que mobilisateur, celui de la France Insoumise, en la personne de son chef, Jean-Luc Mélenchon.